J'ai attendu jour après jour, nuit après nuit. J'ai attendu dans les silences, mais aussi dans les délicatesses.
Tu es arrivé en un jour que l'on n'ose même plus espérer. Je ne sais plus qui je suis, qui il est et qui il doit être. Passé par là son regard, je colle un grand sourire à mon visage tourmenté.
Et puis quoi ?
Minute après minute de mes grands yeux je contemple chaque trait de son visage, chaque forme de son corps. Je reste grave, je reste aimante devant ses attentions, devant lui.
Je vends mon âme à qui veut pour que, encore une fois entre ses bras, je respire son parfum, sa chaleur. J'ai trouvé le repos tant convoité, quand tout contre lui je me sens moi.
Puis une main trop vite lâchée, un regard trop fuyant, laissant place à l'accablement des quelques heures passées, aux larmes qui n'arrivent plus sécher.