Nier un amour criant, nier la passion charnelle, nier les confessions, nier les « je t'aime », nier Notre Amour, pour s'abandonner aux moroses habitudes, pour hurler l'hypocrisie, pour faire semblant. Douze mois que je tourne la tête, que je ferme les yeux et serre le poing. Faire la sourde oreille « ma chérie » « je t'adore » «tu me manque », répondre avec une boule dans la gorge et sourire avec un arrière goût de nostalgie, un arrière goût d'amour. Tes larmes ont coulées avant les miennes parce que toi tu savais...
Je brouille les souvenirs, un petit de ça et un petit peu de là, un petit peu de toi, peu de moi, et surtout nous. Comme cette chanson, comme si, comme nous, mais comment ?
J'aime, oui j'aime les fou rires de cinq heures, j'aime ces chansons, j'aime tes mains et ta façon de me griffer le dos, j'aime nos sous-entendus, j'aime ta voix chaude et tes murmures, j'aime ton corps, j'aime tes grands yeux, j'aime ta façon d'aimer, j'aime le goût de la cigarette sur tes lèvres, j'aime t'embêter, j'aime nos ressemblances, j'aime ... et je t'aime.
Tu laisses mélancolique le corps qui t'a serrer si fort, qui s'est fait caresse. Tu offres une carcasse sans vie aux maigres mains du premier venu. A la prochaine apparition je redeviendrai la petite fille aux grands yeux amoureux, et puis tu me tournera le dos en me disant que tu m'aime. Et moi je pleure...