Le temps passe, je me prend et me surprend lorsque l'aiguille me rappelle que cette nuit est finie. Je ne veux pas perdre mon temps, je ne veux pas somnoler avec mes sombres pensées. Alors j'écris, encore et toujours, j'écris, souris. Des heures durant aligner quelques mots pour former une semblant de vie dans ce semblant de monde. A chaque seconde je meurs, l'irremplaçable seconde qui s'enfuit on se sait où et essaye de s'imprimer dans le foutoir qu'est la mémoire. Dix heures durant, dix heures sans bouger je suis restée collée a ma semblant de vie, a mon écran qui essaye désespérément de me renvoyer une image du monde qui m'entoure. Il n'en ai rien ma jalousie triomphe, l'emporte sur ma lucidité.